Produire autrement

Le système de production industriel est plus que jamais remis en cause du fait de son impact majeur dans les crises écologique, politique et sanitaire. Il marque notre monde, nos manières de penser, notre organisme. Il se glisse dans notre quotidienneté, nos intimités et nos projections. Que devient l’humain face à un monde régi par des contraintes de production, d’accumulation et de consommation ? Il nous semble que la science-fiction dystopique peut nous permettre d’ouvrir des pistes de réponse. L’ubiquité du roman de Philip K. Dick. est celle de l’industrie se glissant dans nos corps à tous, les corps de toute forme de vie ou celui d’une planète (écosystème). Elle innerve les multiples outils dont nous disposons pour percevoir et entrer en relation avec le monde. L’industrie relève ainsi de l’invisible, de l’immensité au microscopique, et peut être saisie par l’artiste, elle devient ensuite images, sons, formes et espaces. Être artiste aujourd’hui c’est tenter de répondre de ces modes de production ayant atteint une limite vertigineuse, c’est effectuer une recherche questionnant les fondements d’un monde où l’industrie est de plus en plus source d’interrogation, au regard des bouleversements environnementaux actuels et historiques.