Tania Mouraud est née en 1942 à Paris. Dès la fin des années soixante, le travail de Tania Mouraud s’est inscrit dans une pratique questionnant les rapports de l’art et des liens sociaux en utilisant différents médium : peinture, installation, photo, son, vidéo, performance, etc. Elle propose de rajouter dans nos appartements standard une chambre de méditation (1968). Elle affiche dans l’espace public sur des panneaux de 3 x 4 mètres son désaccord avec une société glorifiant l’avoir au dépend de l’humain (1977). Elle réfléchit sur les rapports décoratifs de l’art et de la guerre, sur les limites de la perception avec l’aide de l’écriture en créant des « mots de forme » (1989). À partir de 1998, elle utilise la photo, la vidéo et le son dans une forte relation à la peinture pour questionner différents aspects de l’histoire et du vivant.
Depuis 1989, Tania Mouraud réalise des peintures murales en expérimentant la plasticité de l’écriture à l’échelle de l’architecture. Les lettres noires et les espacements blancs, calculés au nombre d’or sont étirés jusqu’à la limite du lisible. C’est paradoxalement la monumentalité de l’écriture qui rend la lecture ardue et l’assimile à une composition abstraite.